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Parlez-vous pendant l’amour ?

Dans un roman célèbre de Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, le protagoniste aime injurier et traiter ses maîtresses de tous les noms pendant l’acte. Mêler les termes orduriers l’excite non seulement mais lui procure des plaisirs d’autant plus forts, d’autant plus transgressifs. Et vous parlez-vous pendant l’amour ? Etes-vous pudique ? Avez-vous peur d’y mêler la parole ? Ou au contraire, cela concourt-il à la jouissance partagée avec votre jeune amant ? Voici les témoignages de plusieurs cougars pour ouvrir la piste des sens et des mots.

Catherine : « au début, j’avais l’impression d’être une page Facebook dans ses bras »

Au début, je n’aimais pas du tout ça. Avec mon jeune amant, chaque fois que nous faisions l’amour, il ne cessait de faire des commentaires : « oh, oui, ça j’aime ! », « que tu es belle ! », etc. Franchement, j’avais l’impression d’être un page Facebook, qu’il ne cessait de commenter. Jusqu’alors je n’aimais pas trop parler pendant l’amour. Ca m’empêchait d’être dans le présent et de m’oublier. Si je parlais, je restais dans l’intellect et je ne parvenais pas à descendre dans mon corps.

Et puis, au fur et à mesure, avec mon jeune amant bavard, cela m’a plu d’écouter ses commentaires. Ils étaient parfois aussi étonnants que ses caresses. Je me suis surprise à aimer qu’il me traite de coch**** ou autres surnoms que je préfèrerais ne pas répéter ici. D’abord, je pouffais de rire, gênée. Le rouge me montait aux joues. Et puis, à mon tour, je me suis prêtée à son jeu. Je lui parlais en anglais. Dans ma propre langue, je n’osais pas encore. Ce que je préfère maintenant, c’est quand tout d’un coup, nous n’arrivons plus à parler ni l’un ni l’autre, submergés par nos propres sensations…

Françoise : « essentiel pour le guider »

Parler, oui, pendant l’amour ? Oui, bien sûr ! Mon jeune amant n’est pas censé connaître mon mode d’emploi. C’est à moi de lui expliquer ce qui me plaît, ce que j’aime, ce qui m’excite. En parlant, je le guide. C’est plus facile de s’exprimer pour connaître plus rapidement l’autre.

Valérie : « je préfère les râlements »

Ca ne me gêne pas de parler. Les mots d’amour sont toujours agréables. Et les mots du lit ajoutent toujours un peu de piquant à l’acte. Moi, je suis tout à la fois, je suis autant dans le visuel, le toucher que l’auditif ! Faire l’amour, c’est investir totalement ses cinq sens. Les siens et ceux de l’autre. Je ne veux pas priver de rien. Mais je crois encore que je préfère recevoir les râlements de mon partenaire que ses paroles. Il n’y a pas dire les gémissements de plaisir ne mentent jamais.

Caroline : « avec les mots, j’ai arrêté d’être simulatrice »

C’est bête à dire mais auparavant j’ignorais totalement mon plaisir. L’orgasme m’était étranger. Il était pour l’autre, pas pour moi. Faire l’amour n’était pas désagréable mais, j’avoue, je m’ennuyais un peu. Comme dans la chanson de Brassens, je regardais le plafond en attendant. Je donnais le change pourtant, j’étais une parfaite actrice. Et puis, un jour, dans les bras d’un jeune amant assez maladroit, j’ai commencé à parler, à lui dire ce qu’il devait faire. Et en disant la chose tout en la faisant, j’ai commencé à m’incarner, à être de plus en plus dans mon corps. Des sensations que je ne soupçonnais pas m’ont envahi des pieds jusqu’à la tête. J’ai découvert mon point *, je n’étais ni an***, ni vag*****, j’étais orale avant tout !

Emilie : « tout dépend du partenaire »

Pour moi, tout dépend de la personne en face de moi et de la relation que nous avons. Avec certains amants, j’aime parler au lit. Avec d’autres, non. Il n’y a pas de règle. Pour moi, ça change chaque fois. Question de rencontre tout simplement.

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© Jane Campion