AlloCougar
Site de rencontre pour les femmes libérées

Libérez-vous, mieux vaut tard que jamais!

Au collège déjà, il y avait celles qui dès 14 ans sortaient avec des types plus âgés. Et puis au lycée, il y avait celles qui flirtait déjà. En fac, il y avait celles qui avaient des bébés. Et vous, pendant ce temps, vous avez pris votre temps. Pour vous trouver. Pour être en phase avec vous-même. Avec votre sexualité. Avec l’autre aussi. Car il n’est jamais trop tard pour commencer à aimer. Et à laisser de côté ses propres tabous.

1er tabou soulevé : exit la honte des sites de rencontre

Il y a toujours une certaine honte sociale à avouer qu’on s’est rencontrés via un site comme allocougar.com. Pourtant, le phénomène est devenu banal et banalisé. C’est ce que déclarent les sexologues Dr Arnaud Sevène et Dr Elisabeth Gallimard-Maisonneuve à Philosophie Magazine de mars 2013 :

Quand ces sites sont apparus, les sexologues ont pris peur. Nous avons craint que les gens fassent de mauvaises rencontres ou s’exposent à des expériences traumatisantes…Rien de tel ne s’est produit : Internet est juste un outil pour se rencontrer, très utile en province ou pour les cadres surmenés. Pour autant, les gens rencontrent via Internet plus ou moins le même type de partenaires que dans la vie courante.

Selon eux, c’est même un plus qui va renforcer l’entente sexuelle du futur couple :

De plus, les sites encouragent à évoquer de suite ses préférences, ce qui est plutôt positif, tandis que, dans de nombreux couples stables, la communication concernant l’intime et les fantasmes est, paradoxalement, souvent inexistante.

Bref, débarrassez-vous d’un obstacle moral qui n’a pas lieu d’être.

2ème tabou écarté : acceptez votre corps tel qu’il est

La tentation pour les femmes est souvent de tirer davantage satisfaction de leur image que de leurs sensations. Comme si le plaisir d’être vue était plus important que la caresse. Or il y a une différence entre prendre soin de soi, aimer son corps et le modeler entièrement pour ce que l’on imagine être le fantasme de l’autre. Il est temps de vous affranchir des catégories esthétiques imposées et prendre confiance dans votre capacité à être désirée. Sur le blog Les 400 culs d’Agnès Giard, le chirurgien esthétique Dominique Gros met les femmes en garde :

En tant qu’homme, je crois profondément que la beauté du corps – celle des seins, des jambes ou des yeux, ne suffit pas à donner le bonheur à une femme, ni l’amour, ni l’équilibre intérieur. La chirurgie esthétique et le bistouri ne l’aident pas non plus à être plus heureuse, ni à mieux jouir. L’harmonie et le plaisir dépendent d’abord de la qualité de la relation du couple, du respect mutuel, de la douceur des gestes et des préliminaires, de la disponibilité à l’autre, du rapport au corps. A chaque fois, le plaisir est une invention partagée dans la générosité du don. La technique, les mensurations, les positions, ne sont que des compléments et des accessoires peut-être utiles, mais toujours secondaires. Ni le volume des seins, ni la taille du pénis ne provoquent l’orgasme.

Bref, écoutez-vous, expérimentez, n’ayez pas peur d’aller à la rencontre de votre propre plaisir.

3ème tabou : aimez qui vous voulez et comme vous l’entendez

On parle de cougar et de toy boy, mais entre nous, ce ne sont que des appellations vaines. Ne vous laissez pas catégoriser. Chaque histoire que vous vivez n’appartient que vous. Chaque rencontre est différente. Il n’y a pas de secret plus partagé . L’écrivain Camille Laurens nous le rappelle :

La langue biblique, qui use du verbe « connaître » pour désigner l’union, est au plus près de la vérité. Par l’érotisme, on naît ensemble, on naît à la fois à l’autre et au monde. (…) L’espace qu’ouvre la sexualité échappe à la société, à ses nécessités hypocrites ou raisonnables. C’est un hors-temps qui redonne une forme de naïveté, d’innocence au sens étymologique du terme : on ne veut pas nuire à l’autre, on est nu comme lui, comme l’enfant qui vient de naître. La nudité des amants n’est pas seulement celle de la peau. Elle permet aussi d’abandonner ses défenses frileuses sans pour autant se soumettre à aucune hiérarchie, à aucun pouvoir. Une sorte d’égalité originelle s’installe grâce à cette mise à nu qui inaugure l’échange.

Car le flirt est d’abord un rapport, une relation (…) Chacun tombe en l’autre sans se blesser, et cet échange est l’expérience la plus bouleversante qui soit. On n’est plus accroché à son identité propre, ni replié sur sa douleur, sa mémoire, ses rôles, on n’est plus seul. Dans l’acte érotique, il se passe quelque chose, oui, quelque chose se passe, se transmet de l’un à l’autre.

Bref, n’ayez pas peur de chaque jour re-naître et vous réinventer dans les bras de votre jeune amant !

Catherine Deneuve

Crédit photo : David Bailey